Les Zaza et le Zazaki

"le futur appartient à la nation qui apprécient son passé."

 

 

 

 

Situation geographique 

 

Les Zaza sont estimés entre 4-6 millions, plus principalement concentré dans l’est de l’ Anatolie, entre les fleuves de source l'Euphrate et le Tigre, régions généralement montagneuses. Les Zazas vivent dans la partie est de la turquie, de Sivas a Varto et de Gümüşhane a Siverek. Tunceli, Bingöl, Erzincan, Elazığ, et le nord de Diyarbakır sont les principales villes habitées par les Zazas, Kangal, Zara, Ulas, ainsi que İmranli (Sivas), Kelkit, Şiran,  Hınıs, Çat, Aşkale (Erzurum), Gerger (Adıyaman), Pötürge Arapkir (Malatya), Mutki (Siirt), Sason (Batman), Sariz (Kayseri), Aksaray sont aussi de ces villes ou une minorité de Zazas vivent. D’autre part, il est bien evident que de nombreux Zazas vivent aussi dans les métropoles comme istanbul, Ankara, Izmir, Bursa etc… Suite a l’éxile de 1944, on trouve aussi les Zazas au Kazachstan et La Géorgie. Au 20ème siècle les Zazas ont été souvent exposés à des poursuites, de sorte que beaucoup d'eux  sont éxilés en europes, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Hollande, la Belgique, la France, la Suède, le Danemark sont quelques uns de ces pays européens dans lesquels se trouvent environs 300.000 Zazas. La pluspart ont emigrer dans le but de trouver du travail ou de demander l’asil politique.

Les Zazas sont dispérsés à travers les régions montagneuses et les plaines stériles de la Turquie. Des régions qui sont entre autres difficiles d’accès, pas ou une seul école pour plusieurs villages, pas d’hopitaux, ils sont situés dans les grandes villes (obligations de faire plusieures km pour se soigner se qui cause la mort de beaucoup de peronnes), ils vivent de l'agriculture et de l’élevage. En turquie, on se réfèrent simplement à eux en tant que "Turcs de montagne". La vie des Zazas a fortement été endommagée ou complètement détruite au cours des dernières années par la guerre du mouvement de liberté kurde et des militaires turcs (évacuations de villages), leurs besoins de base, tels que l'éducation et le développement de terrain, sont négligés par le gouvernement, de sorte que beaucoup de villages sont aujourd'hui vides ou habités par quelques personnes agées qui attendent la visite de leurs proches, imigrés pour la plupart en europes ou dans les métropoles.

 

 

ZAZAKI

SA POSITION PARMI LES LANGUES Occidental-iraniennes

 

Le Zazaki est une langue iranienne occidentale, sachant que les langues et les dialèctes iraniens occidentaux sont divisés en deux groupes distincts (méridional et nordique). Le Zazaki fait partie de la branche linguistique du groupe nord-ouest iranien puis indo-européen (voir langue indo-européen). Avec le Balotchi, le Gorani et le Sengseri ils forment la sous branche linguistique Hyrkani (Gurgan) du nord-ouest. On considère que le Talishi, le Mazenderani, le Semnani, le Gileki, le Tati, le Herzendi, le Kurde, ainsi que le Perse sont issues de la même famille que le Zaza. De par sa gramaire et la similitude de certains mots le Zazaki se rapproche plus l'Iranien parlé dans le Nord, plus précisémment dans les régions situées au bord de la mer caspienne. Le kurmanci (dialècte kurde) parlé dans les régions de l’est de l’anatolie se rapproche aussi du Zaza. Certains ecrits littéraires prétendent que les Zazas sont les descendants des dailamites.Une indication précise sur le nombre des personnes parlant le  Zaza n'est pas connue a l’heure actuelle. Si l’on se réfère aux dernières recherches en date, le zaza est une langue proche du partca (langue iranienne datant du moyen-age). Le Zazaki est le représentant survivant des langues de Parthian (Pahlavi) et du Sasanian, toutes les deux identiques. On n'est pas encore tout à fait certain, mais il semblerait que la langues du livre sacré de la religion de Zarathoustra soit reliée au Zazaki, bien que les deux semblent être apparentés.

Bien qu'on ait prouvé au début du 20ème siècle que le Zazaki est une langue autonome et non pas un dialècte kurde, jusque récemment les Zazas ont été géneralement considérés comme kurdes parlant un dialècte kurde, et particulièrement en turquie (dans les milieux politiques) ou l’on rejettent l'identité non-Kurde des Zazas et estime que de ce fait leur langue est un dialècte Kurde. Hors les orateurs des deux langues ne peuvent pas communiquer entre eux à moins que Turc, la langue de la puissance coloniale, ne soit employée. D’autre part, ce simple fait confirme que les deux langues n'ont rien à voir entre elles, mis à part l’appartenance linguistique, d’ou certaines similitudes. Les kurdes, mis en avant part leurs situations politiques ainsi que leurs nombres plus impotant, créent un désavantages pour la minorités Zaza, qui devient ainsi inéxistante. Grâce aux recherches de ces dernières années, et la publication d’articles, les points de vu sur la questions changes. Jusqu'à ce jour il n’y avait pas de reconnaisances d’autres langues en turquie mis à part le turque,  la loi du Tevhidi Tedrisat du 3 mars 1924 qui instaura l’éducation et l’apprentissage par une seul et unique langue, en occurrence le turque. Toute recherche éthnique, culturelle et linguistique était punissable comme délit à raison séparatiste. C’est pour cela que trouver des informations sur l’origine, l’indentité , la langue Zaza, ou bien des écrits littéraires étaient très difficiles, voir impossibles. Et c’est aussi l’une des cause qui a engendré en particulier en Allemagne le classement du zaza dans la catégorie linguistique iranienne.

Bien que l’histoire des études du Zazaki ait déjà plus de 140 ans nous manquons toujours d’une grammaire complète et égale de ses dialèctes, ainsi que d’un aperçu fiable de son dialectologie. Oscar mann, suite a de nombreuses recherches et études, fut le premier linguiste a proclamer l’existance du Zaza. En 1932 Karl Hadank, en regroupant les recherches d’Oscar Mann entre 1903 et 1907 publiera un livre "Die Mundarten der Zâzâ". Mais les premiers documents écrits sur les Zaza sont ceux  des linguistes Peter Lerch (1856), Friedrich Müller (1864), Albert van Le Coq (1901), qui dans leur recherches linguistiques donne en partie une place au Zazaki. W.B. Henning (1954) , D.N. MacKenzie (1961-95), T. L. Todd (1985; A Grammar of Dimili [also known as Zaza], Michigan 1985, 277 s.), G.S. Asatrian / F. Vahman (1987-95), Joyce Blau (1989), P. Lecoq (1989), C. M. Jacobson (1993-97; Rastnustena Zonê Ma / Handbuch für die Rechtschreibung der Zaza-Sprache, Verlag für Kultur und Wissenschaft, Bonn 1993 / Istanbul 2001, Tij Yayinlari; Zazaca Okuma Yazma El Kitabi, Bonn 1997 / Istanbul, Tij Yayinlari), J. Gippert (1993-96), M. Sandonato (1994), Ludwig Paul (1994-98; Zazaki: Grammatik und Versuch einer Dialektologie, Dr. Ludwig Reichert Verlag, Wiesbaden 1998, 366 s.), Zilfi Selcan (1987-98; Grammatik der Zaza-Sprache, Nord-Dialekt (Dersim), Wissenschaft und Technik Verlag, Berlin 1998) sont quelques uns de ces analystes et chercheurs travaillant sur la langue Zaza.

C’est seulement après le coup d’état de 1980, et l’émigrations de nombreux gauchistes turcs (bon nombre d’entre eux d’origine kurdes), vers les pays d’europes (généralement ouest) que la première publication en zaza fit son apparition. Le journal zaza a été édité par le pionnier du nationalisme Ebubekir Pamukçu (1993). Il a finalement vu le fruit de son travail dans les années 90, les mêmes années ou  pousser par une prise de conscience de plus en plus forte, les zaza veulent plus que tout posséder une identité culturelle et une indépendance ethnique.

 

 

Religions et croyances

les Zazas ne forment pas d'unité, puisque la religion joue souvent un plus grand rôle que la langue. Beaucoup de Zaza, surtout Zazas de confessions de foi alévi, considérent qu’ils font partie d’une ethnie à part. Plus de la moitier des Zazas sont de confession de foi Alévi, l’autre moitié est de confession Sunniite Musulman. Dans la partie Sunniite, on trouve en particulier les Shafii et les Hanefi. Les Zazas Alévis des tribus ethniques Zaza de Dersim, sont installés dans les régions de Koçgiri (Zara, Kangal, Ulas, Divrigi) ,Varto-Hinis, une partie de Bingöl , Sariz sous-préfécture de Kayseri. Puis les Zazas Sünnites qui eux vivent à Elazig, Bingöl, Diyarbakir, Siverek, Adiyaman, Aksaray, Mudki, Sason . La différenciation entre les Zazas alévis et les Zazas sunnites (Hanefi, Shafii) se fait par l’acccent, le mode de vie et la culture.

(Türkçe'den Fransızca'ya çeviri: Nuray Şimşek)